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Le Iaï-do

Le Iaï Do (anciennement Iaï Jutsu ou Batto Jutsu) est l’art de dégainer le sabre (Katana), de trancher d’une main puis de rengainer la lame. L’ensemble de cette gestuelle constituent l’essence même du Iaï Do.

chudan-nuki-barai-uchi-uke {JPEG}Cet art ancien provient dans l’école Takeda du Kiba Batto Jutsu qui était l’art du sabre à cheval que pratiquaient les Samouraïs du clan.

La spécificité du Iaï Do est que le pratiquant laisse son sabre au fourreau lorsqu’il fait face à un adversaire tenant fermement son sabre à deux mains (pratiquant de Ken Jutsu). Le pratiquant ne sort la lame que pour blesser l’adversaire en tranchant d’une main certaines parties du corps à une vitesse record alors que l’attaque de l’adversaire est déjà partie. L’expert de Iaï Do touche donc l’adversaire le premier en partant après lui... On peut noter la naissance d’une certaine conception philosophique propre à cet art : la place du sabre est au fourreau.

L’apprentissage des techniques se fait en utilisant un Iaito, sabre non tranchant, le plus souvent sous forme de katas pratiqués seul. Précisons que le katana tranchant est interdit dans nos dojos.

Ce travail s’articule autour de 4 phases :

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  • L’art de dégainer le sabre (Nukitsuke Waza) en tranchant d’une main (Kiritsuke Waza), et éventuellement pourfendant dans un deuxième temps l’adversaire à deux mains,
  • s’en suit une brève période de vigilance (Zanshin) pour s’assurer que l’adversaire est bien hors de combat et qu’il n’y a pas d’autres dangers,
  • on nettoie le sabre en secouant la lame en direction de l’adversaire (Chiburi),
  • puis on rengaine la lame (Noto). Tout ceci s’effectue en recherchant une parfaite maîtrise du geste, en travaillant la précision et l’harmonie. L’étude du Iaï Do implique la maîtrise de l’arme, du geste et de l’environnement.

Jusqu’au Shodan (1er DAN), le pratiquant travaillera seul, assis ou debout, les différentes manières de dégainer la lame dans le but d’esquiver et de trancher d’une main ou de parer un coup, les postures de vigilance, le Chiburi, et les différentes formes de Noto.

A partir de la ceinture noire, des Katas à deux, très harmonieux, sont pratiqués avec des distances de plus en plus proches en fonction des niveaux. A partir du Yondan (4ème DAN), ils se pratiquent même en courant l’un vers l’autre. Des tests de Batto Giri, art de la coupe avec un katana tranchant sont également exigés à ce niveau (test de coupe sur bambou ou bottes de paille : Tameshigiri).
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Selon la définition de Wikipédia, "le terme iaidō (居合道) est composé de trois kanjis signifiant approximativement :

- vivre, exister (居, i)
- l’harmonie, l’union (合, ai)
- la voie (道, dō)

Iaidō peut donc se traduire par « la voie de la vie en harmonie », ou « exister en union avec la voie » ou enfin "La Voie de l’Unité de l’Être"."

Le Iaï Do peut ainsi être pratiqué dans le but de retrouver les sensations du combat des guerriers samouraï, mais aussi pour pratiquer de nos jours dans un esprit ZEN l’harmonie du corps et de l’esprit, atteindre la perfection du geste, lutter contre le stress et trouver la sérénité absolue, ultime but du Budo.